Résilience

Mais qu’est-ce que la résilience…

Je suis passé à travers pas mal de tempêtes dans les dernières années et récemment, depuis l’annonce de ma grossesse, ma vie a été chamboulée du tout au tout. Je roule ma bosse et je fais mon chemin comme tout le monde; ce n’est pas évident tous les jours, mais ça va bien. Je n’ai aucun regret et je sais où je vais. Récemment, une collègue m’a offert en cadeau un beau livre de recettes pour touts petits. En me le remettant, elle a tenu à me dire combien elle admirait ma force, mon courage, ma résilience. Ca m’a profondément touché et émue. Elle m’a dit trouver que j’avais une attitude positive face à la vie et que ça l’inspirait beaucoup… Elle a prit le temps de me partager sa pensée et ça a engendré une chaîne d’émotions et de reconnaissance en moi; ça fait tellement du bien de se faire dire qu’on est apprécié. Quoi qu’il en soit, le mot résilience qu’elle employa ne me laissa pas indifférente et j’ai eu envie de creuser un peu pour savoir vraiment ce que ça signifiait. Ce que j’ai trouvé m’a grandement inspiré à mon tour et j’ai eu envie de vous partager comment je fais pour aborder cette ‘’résilience’’ dans ma vie de tous les jours.

Résilience :
Nom féminin

Sens physique : Capacité des matériaux à résister aux chocs.

Sens psychologique : Capacité d’un individu à résister psychiquement aux épreuves de la vie.

À la suite de cette lecture, je réalise que ce mot est une réelle qualité et la personne qui m’en a fait le compliment récemment a mis le doigt sur quelque chose qui m’habite et qui fait partie d’une certaine vision des choses et de la vie que je chérie depuis la fin de ma vingtaine.  Soyez rassuré, je ne suis pas au-dessus des lois de la nature. Je vis, moi aussi, des moments de doutes, de questionnements et d’incertitude profonde, mais finalement, et ce, malgré ce que bien des gens peuvent en penser, je suis heureuse, zen face à ce qui m’arrive. Je sais que je ne suis pas au bout de mes peines, et que des moments difficiles, il y en aura toujours, mais je choisis de voir la vie d’un œil positif. Cette attitude m’a permis à présent d’entreprendre et de réussir de belles choses dans ma vie, et je sais qu’il y aura une panoplie d’autres belles opportunités et de beaux et bons moments à venir sur ce chemin qu’est le miens.

En gros… La résilience c’est être capable de se relever. C’est voir suffisamment le bon côté des événements et des situations pour pouvoir poursuivre sa route, ses objectifs et garder le moral.

Je suis consciente et lucide à ce sujet; tous le monde peut ne pas se sentir en mesure d’entretenir cette capacité et ce positivisme. Certaines personnes peuvent même, en cours de route, se sentir à mille lieux de cette résilience en question. Soyons honnête, il est évident que certains ont plus de difficulté à se relever. D’autres sont plus optimistes naturellement et tous le monde ne vit pas non plus des événements difficiles et majeurs à répétition.

Quoiqu’il en soit, j’aime voir la résilience comme un outil mieux-être accessible à tous. Vous m’avez bien entendu; accessible à tous! Attention je ne parle pas ici d’une solution miracle, ou d’une petite pilule magique qui règlera tous vos soucis en une nuit; je parle d’un processus de transformation, d’une démarche active et responsable vers la santé mentale et le mieux-être en général auxquels nous aspirons tous en tant qu’humain.

Afin de vous aider dans cette démarche, je vous partage 3 clés pour un quotidien simple et positif. La résilience, ce n’est peut-être pas inné chez tous, mais avec un peu d’ouverture et quelques onces de bon vouloir, ça s’acquiert et ça se cultive. Mieux encore, ça se partage!

L’Acceptation

Dans la vie, on ne contrôle pas tout. Les autres, ce qu’Ils pensent… Leurs comportements et leurs opinions. Leurs décisions et leurs choix. Cela ne veut pas dire que ça ne nous impacte pas. Au contraire. Si mon conjoint décide qu’il souhaite poursuivre sa route sans moi, c’est son choix. Je n’ai pas de contrôle sur lui. Sur ses sentiments, ses besoins, ses rêves et aspirations. Si aujourd’hui il pleut, je n’ai pas le contrôle sur dame nature et je ne peux pas convoquer le soleil juste parce que j’ai une préférence pour cet astre. Dites-vous que… que vous le vouliez ou non, la nuit tombera ce soir et la lune grimpera dans le ciel.

Parfois, des situations fâcheuses arrivent. Elles nous renversent et nous mettent dans un état pas possible. Que vous soyez victime d’un accident, d’une injustice, d’un jugement ou encore de la maladie… Je le répète il y a des situations sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. Elles arrivent. Parfois elles résultent de certains comportements ou gestes que nous avons posés, mais alors, malgré notre responsabilité vis-à-vis de ceux-ci, ces gestes ont été posés dans le passé et donc il nous est impossible de revenir en arrière.

Accepter que nous n’ayons aucun contrôle sur certaines situations, sur les autres, sur le temps qu’Il fait, sur le passé et le futur et sur certaines circonstances est un fait. On peut se fâcher, être déçu, triste ou en colère contre toutes ces choses que l’on ne contrôle pas… Mais au final, cela ne sert à rien.

 Dans ces situations, je répète à l’intérieur de moi :

 J’accepte les choses tel qu’elles sont.

Je n’ai aucun contrôle sur ceci ou cela…

Ce qui doit arriver, arrivera.

Accepter, ce n’est pas nier. Accepter c’est simplement rendre les armes. Cesser de s’obstiner avec ses démons intérieurs. Accepter ne veut pas dire abandonner; bien au contraire! Car en vous opposant au cours de la vie, vous luttez. Et en luttant, en vous démenant, vous gaspillez votre énergie vitale utilise à votre équilibre et à votre mieux-être. Accepter c’est savoir se retirer. Cela ne veut pas dire qu’il faille donner raison à quelqu’un qui vous harcèle ou vous agresse, mais simplement choisir de ne pas laisser l’énergie négative d’une tierce personne entraver son moral et son équilibre personnel. Accepter, c’est honorer et exprimer ses émotions comme elles viennent sans chercher à les enfouir ou à les extérioriser de façon sélective pour se fondre dans la masse et répondre ainsi aux attentes et exigences de la société et des structures dans lesquelles nous vivons.

L’acceptation de ce qui est, est le premier pas vers la résilience, car il vous permet de retrouver la paix intérieure. En retrouvant la paix, vous arrivez à prendre un certain recul par rapport aux événements auxquels vous faites face. Le recul nous amène à la deuxième clé…

La confiance

La confiance est le deuxième pas à franchir si on aspire à plus de résilience dans sa vie. Confiance en soi, mais aussi confiance en la vie. Je ne pense pas que la confiance en soi soit plus importante que la confiance en la vie. Les deux sont fondamentales et primordiales. Mais vous me direz peut-être : J’ai toujours manqué de confiance en moi, depuis que je suis enfant, cela n’a jamais été une de mes qualité…’’ et en bon défaitiste, vous vous dites peut-être que c’est comme ça et que l’on doit accepter…

Faux. La confiance que nous nous portons et que nous accordons est quelque chose sur lequel nous avons le contrôle et même le pouvoir. C’est un choix. Si la confiance est pour vous un thème difficile à aborder, essayez de retourner en arrière, de plonger au plus profond de votre être afin de comprendre d’où ce manque de confiance provient et à quoi celui-ci vous relie. Ce ne sera peut-être pas très agréable, ni très évident, mais si vous cherchez des réponses, et que vous êtes sincères avec vous-même, vous trouverez les bonnes réponses et vous serez à même de laisser la confiance entrer dans votre vie à nouveau. Comme toutes choses, la confiance se cultive.  Pour ma part, le yoga et la méditation, la lecture de plusieurs ouvrages en développement personnel m’ont aidé à accueillir la confiance dans ma vie et ce, vers l’âge de 28 ans. Ce n’est pas une science infuse, ni un acquis. Elle m’habite, puis parfois, se retire, laissant place aux doutes et à l’insécurité, mais jamais pour bien longtemps, car j’ai appris que c’est plus saint d’être dans la confiance absolue que de basculer dans les si et les mais. Encore une fois, il n’y a pas de solution miracle. Il faut expérimenter chaque instant pleinement. Ressentir ce qui nous habite. Cela requiert une présence et une disponibilité face à soi-même. Malheureusement dans nos sociétés, ce genre de comportement est davantage stigmatisé que valorisé.

 Afin d’entreprendre cette démarche sérieusement et de façon authentique, j’ai choisi de changer ma routine et mon hygiène de vie. Ça ne s’est pas fait en 2 semaines et c’est un concept souple auquel je m’adapte comme je peux avec indulgence et amour propre. En voici quelques exemples :

Favoriser la nature aux espaces confinés trop souvent munis d’écrans

Miser sur le contact humain plutôt que sur des espaces virtuels abstraits et aux réseaux sociaux

Manger de la nourriture saine et vivante plutôt que des produits surgelés et de la malbouffe

Pratiquer une activité physique quotidienne plutôt que de consommer (drogues, alcool, médicaments ou toutes autres choses nous incitant à compenser plutôt que de ressentir ce vide qui nous habite parfois)

Méditer tous les jours 10 minutes

Pratiquer la pleine conscience, ici là, maintenant… Même si à priori, ce n’est pas le ‘’bon moment’’ …

Être à l’écoute de ses jugements intérieurs, envers soi et envers les autres afin d’éliminer ces discours malsains et sapeur d’énergie

Ces changements positifs m’ont aidé à reprendre contact avec qui je suis et ce que je souhaite accomplir. Ce sont des outils simples qui permettent, à qui les intègre dans son quotidien, de mieux se connaître. Quand on apprend à se connaître, c’est plus facile de se reconnaître soi-même. Cela devient simple comme bonjour! C’est l’évidence même!

Ça demande du courage et de la motivation, mais souvenez-vous dans quel optique vous entreprenez cette démarche. Vous le faites pour vous. Pour vous retrouver et vous reconnecter à votre essence. Vous le faites pour être bien, être heureux et en paix avec vous-même. Au final, travailler sur soi nous aide aussi à améliorer la qualité de vie des autres, car en reprenant sa vie en main, on dégage une énergie plus positive et sereine. On attire à soi cette même énergie, et donc, les bonnes relations, les bonnes circonstances…  D’autres nuages viendront noircir le paysage, parce que c’est la vie, c’est quelque chose sur lequel nous n’avons aucun contrôle, mais votre confiance en vous et en ce qui arrive vous permettra d’accueillir toutes situations.  Voyez cela comme une leçon ou encore comme une forme d’apprentissage.

Attention par contre à ne pas tomber dans le panneau. Évitons à tout prix les ‘’il faut’’. Favorisons plutôt les ‘’bons choix’’. On ne fait pas toujours les bons choix, mais on est responsable des résultats qui se manifestent par la suite. En étant responsable, on sort du schéma ‘’coupable’’ et donc c’est plus facile de s’assumer et d’entretenir cette confiance en soi. Pour qu’elle soit plus efficace à long terme, j’aime ajouter une peu d’indulgence, mais surtout, une troisième clé pour que la résilience soit possible.

La Bienveillance

Hum… ce mot vibre fort en moi. Il fait naître un grand silence et génère une introspection quasi automatique. Si je regarde derrière mon épaule, je réalise que d’où je viens, enfin, dans mes souvenirs de petite fille qui cherchait à plaire à tout prix à ses parents et à son entourage, c’était tellement facile de se taper dessus. Pas physiquement, mais mentalement, psychologiquement. Vous savez, se mettre la pression, se juger, croire qu’on est bon à rien et que rien de bon ne peut sortir de nous… Puis juger son entourage et tout ce qui nous arrive. Voir les circonstances négatives de notre existence comme un mauvais sort qui s’acharne sur soi plutôt que de prendre le recul nécessaire et essayer d’analyser, de comprendre et d’intégrer les divers messages que l’univers tente de nous faire parvenir.

 En se positionnant dans le rôle de la victime, on donne le droit aux gens, aux situations, à la terre entière de nous malmener. La bienveillance elle, veut autre chose pour vous. Être bienveillant c’est prendre soin. Soin de soi, soin de l’autre. C’est savoir prendre un moment, un temps de pause pour se recentrer. C’est être suffisamment à l’écoute de soi pour reconnaître qu’une situation, une relation ou un événement nous affecte et que là, ici et maintenant, nos besoins changent et évoluent. Être bienveillant c’est savoir dire non. Non à des circonstances, à des dénouements. Non à des options. Et dire non, c’est être en mesure de choisir si ceci ou cela nous convient ou pas. Mais ça ne s’arrête pas là, car choisir, c’est également prendre conscience que des actions devront être entrepris pour qu’un changement survienne. Attention, ne pas confondre bienveillance avec zone de confort, ou encore avec de la paresse ou de la léthargie. Savoir prendre soin de soi, c’est être en mesure d’écouter et de reconnaître ses besoins, mais aussi ses limites. Faire fi de celles-ci vous éloigne complètement de la bienveillance à votre égard. Exemple : ‘’Je vais au sport parce que je dois y aller un point c’est tout.’’ Ce n’est pas de la bienveillance, certes cela dénote une motivation hors pair, une force de caractère et même une endurance physique, mais ce serait bienveillant par exemple de dire : ce soir j’ai besoin de repos; je vais plutôt rentrer à la maison et me faire une petite séance de yoga, ou encore je vais me couler un bon bain chaud et me coucher tôt… Demain je serai ressourcé et je pourrai retourner à la salle. Nuance!

Alors comment la bienveillance vient-elle compléter le trio qui m’aide à cultiver la résilience? Simple…

Quand on est bienveillant à son égard, on se respecte soi-même. On apprend à tendre l’oreille vers la petite voix intérieure qui nous guide. On apprend à se connaître, puis à se reconnaître. On se fait davantage confiance, et on doute moins. On apprend aussi à pratiquer cette même bienveillance à l’égard d’autrui. Et cela nous amène à faire confiance, en règle générale, à son intuition puis aux circonstances externes. Lorsqu’on ouvre la porte à l’intuition, on arrive à déceler si une situation, un événement ou une personne est bon pour soi, ou pas. Finalement, on se positionne en faveur ou en défaveur face à ladite situation, à l’événement ou à la personne en question en toute connaissance de cause. On accepte les choses tel qu’elles sont. Les individus aussi comme ils sont. Cela nous amène à la résilience. Car même si on se trompe, sur quelqu’un, sur une situation… Même si on réalise qu’on aurait pu faire les choses autrement, on est plus serein face au dénouement car on a été conscient pendant tout le processus. Et au final, je persiste à croire que rien n’arrive pour rien et donc… Même si on traverse une période plus difficile, des remises en question dans sa vie personnelle, professionnelle ou au sein de son couple, on évolue à chaque instant. On apprend et on grandit.

La résilience, c’est un peu de tout. De l’acceptation, de la confiance, en soi, en la vie, de la bienveillance… Mais c’est aussi et surtout de l’amour. De l’amour qu’on s’offre à soi-même et qu’on partage avec les autres en adoptant un mode de vie axé davantage sur le positivisme et sur la simplicité.

On vit à une époque ou tout parait compliqué alors qu’en réalité, on se complique soi-même la vie en refusant de laisser la vie nous enseigner ses belles leçons. Parfois on gagne, parfois on apprend… On ne perd jamais.

En espérant que cela vous aide à adapter votre mode de vie pour une existence plus sereine et positive.

Je vous souhaite à tous et à toutes une magnifique journée!

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